Ça commence toujours par un coup de téléphone, un mail ou une visite… Des particuliers qui
ne peuvent plus garder leur chien, une S.P.A. débordée, un musher ou un éleveur dans l’embarras…
Il y a toujours urgence mais nous ne pouvons pas accepter sans réfléchir. Nous devons tenir
compte de nos capacités d’accueil.
Adopter un chien c’est s’engager à s’occuper de lui tout au long de sa vie. Chaque adoption constitue une rencontre pleine d’émotions.
Lorsqu’un nouveau chien arrive, nous nous assurons de son état de santé
et les femelles sont stérilisées. Certains chiens sont craintifs, déprimés,
asociaux ou hyper actifs. Certains sont agressifs, mais il y a toujours un espoir d’améliorer leur comportement.
Nous devons mettre chaque nouveau venu en confiance mais aussi lui signifier des limites. L’observation de son attitude avec les membres de notre famille et avec les autres chiens est essentielle. Ensuite, en fonction des affinités, nous choisissons l’enclos qui nous semble le plus adapté à son intégration. Notre affection et notre présence, la hiérarchie de la meute et l’activité physique sont les éléments de base, de l’équilibre de nos toutous.
Nos chiens venant de tous horizons, nous les répartissons dans différents enclos ;
cela limite les risques de bagarres. En notre présence, ils peuvent s’ébattre tous ensemble, ce qui est l’idéal pour
qu’ils puissent ensuite être attelés côtes à côtes.
Nous vivons en permanence avec nos toutous. Notre logement jouxte le chenil, ce qui nous permet de veiller sur eux jour et nuit.
Les « chiens de tête », complices indispensables du musher, vivent à la maison, ainsi que ceux pressentis pour être la relève…
Ils sont habitués à la présence de quelques non nordiques, dont un chihuahua et la cohabitation se passe très bien Nous pensons que cela peut réduire le risque d’incidents lorsque nous croisons d’autres chiens en randonnées.
La maison est aussi le lieu de vie des toutous les plus âgés et les plus fragiles.
Aveugles, paralysés, cardiaques, cancéreux, épileptiques,… ils ne quittent pas les Ardennes
où ils coulent une retraite tranquille. Ils font partie intégrante de la meute
et participent aux activités selon leurs envies et leurs capacités.
Junior, abandonné à la S.P.A. à l’âge de 16 ans…
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